Creation Details
Panel prompts:
  1. #1|Royaume |Identité |Force militaire signature |Statut dans l’histoire | |--------------------|-------------------------------------|--------------------------------------------------------------------------|-----------------------------------------------------------------------------------------------------------| |**Manssala** |La mémoire d’une unité perdue |Cavalerie lourde, griots-stratèges |Trône usurpé par le régent Karifa Sanassi ; l’héritier Bakary Mansaré résiste depuis les falaises de F
  2. #2CHAPITRE 2 — Les Falaises de Farala Sept jours de marche, avait dit Fadiga. Il n’avait pas menti — mais il n’avait pas précisé sept jours de quoi. La savane de Kirawa laissa place à une terre plus dure, striée de collines rousses où même les baobabs semblaient économiser leurs forces. Ils marchaient à l’aube et au crépuscule, se terraient à l’ombre aux heures où le soleil ne pardonnait à personne — pas même, disait Fadiga en riant sombrement, aux rois. Sory ne parlait pas beaucoup. Il portait sa
  3. #3Les falaises de Farala apparurent le septième jour, exactement comme promis — une muraille de roche rouge qui semblait avoir été fendue par un dieu en colère, assez haute pour qu’aucune cavalerie ne songe à l’escalader, assez profonde, en son cœur, pour cacher ce qu’il fallait cacher. Un sifflement retentit avant même qu’ils n’aient atteint la première sente. — Ils nous ont vus depuis longtemps, dit Fadiga sans lever les yeux. C’est bon signe. Ceux qu’on ne voit pas venir sont ceux qu’on devrait
  4. #4Une femme les attendait, les bras croisés, un regard qui évaluait déjà Sory de la tête aux pieds avec l’indifférence froide d’un maquignon. — Djénéba, dit Fadiga. Elle pense pour nous tous, ici, quand nous sommes trop fatigués pour le faire nous-mêmes. — Ou trop entêtés, corrigea-t-elle. C’est donc lui, le remplaçant ? — Je ne remplace personne, dit Sory, plus sec qu’il ne l’aurait voulu. Djénéba Sangaré le regarda un instant de plus, puis quelque chose, dans ses yeux, se radoucit à peine. — Non
  5. #5Tu es Sory, dit Bakary en se levant. Balla parlait de toi presque autant que de son rêve de devenir général. Je suis dés— — Vous êtes désolé, coupa Sory. Tout le monde est désolé. Ça ne le ramènera pas. Un silence tomba sur le camp entier — le genre de silence que même Fadiga, pourtant habitué à trente ans de guerre, n’osa pas rompre.
  6. #6est mort pour vous, continua Sory, la voix tremblant de quelque chose qui n’était pas tout à fait de la colère, ou qui l’était trop pour qu’il le cache. Pour un prince qu’il connaissait depuis trois ans. Pour un royaume qui n’existe même pas encore. Et vous, vous étiez assis là, devant ce feu, à attendre que je vienne vous offrir la même chose. — Je ne t’ai rien demandé, dit Bakary, et il y avait dans sa voix une fatigue que Sory ne s’attendait pas à entendre. Balla ne m’a jamais rien demandé no
  7. #7est mort pour vous, continua Sory, la voix tremblant de quelque chose qui n’était pas tout à fait de la colère, ou qui l’était trop pour qu’il le cache. Pour un prince qu’il connaissait depuis trois ans. Pour un royaume qui n’existe même pas encore. Et vous, vous étiez assis là, devant ce feu, à attendre que je vienne vous offrir la même chose. — Je ne t’ai rien demandé, dit Bakary, et il y avait dans sa voix une fatigue que Sory ne s’attendait pas à entendre. Balla ne m’a jamais rien demandé no
  8. #8et la scène 6 ?
Art Style: Watercolor Anime
Color Mode: Full Color
Panels: 8
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