Creation Details
Panel prompts:
  1. #1Il fut un temps où Isla Nublar était un rêve éveillé. Un parc à la pointe de la technologie, vanté comme une merveille du monde moderne. Jurassic World, disait-on, allait changer la manière dont l'humanité percevait le passé. Des dinosaures, ramenés à la vie par la science, déambulaient librement sous les yeux émerveillés des visiteurs. Mais ce rêve s'est transformé en cauchemar. En 2015, la chute du parc fut brutale et sanglante. Une créature hybride, l'Indominus Rex, sema le chaos, brisant toute illusion de contrôle. Les derniers survivants furent évacués dans le silence, laissant derrière eux une île déchirée, redevenue un royaume sauvage. Puis... plus rien. L'île fut effacée des cartes, classée zone interdite. Mais les secrets n'y sont jamais restés enterrés. Des années plus tard, ce passé oublié attise la curiosité de quatre adolescents. Dans le garage de Marc, les murs sont couverts d'articles de journaux, de captures d'écrans floues et de cartes anciennes de l'île. L'air sent la poussière et l'adrénaline. — « On part demain à l'aube, c'est confirmé », déclare Marc, le plus déterminé du groupe, les yeux brillant d'excitation. Il a toujours été fasciné par Isla Nublar, depuis qu'il a trouvé une clé USB cryptée dans les affaires de son oncle, ancien ingénieur chez InGen. Marc est intelligent, un peu obsédé, mais il sait ce qu'il fait. À côté de lui, Léo, plus pragmatique, trie du matériel : drones, caméras thermiques, lampes frontales. — « J'espère qu'on fait pas une connerie... Si y'a encore des bêtes là-bas, on pourrait finir en casse-croûte. » — « Si ça peut te rassurer, je sais courir plus vite que toi », plaisante Thomas, le comique du groupe, tentant de détendre l'atmosphère. Le quatrième, Julien, reste silencieux. C'est le plus discret, mais aussi celui qui observe tout. Il filme chaque moment, chaque préparation, déjà prêt à monter un documentaire si jamais ils survivent. Le plan est simple : prendre un bateau affrété par un vieux contact de Marc et débarquer au nord de l'île, à l'abri des anciennes installations de surveillance. Ce qu'ils veulent, c'est la vérité. Ce qu'ils vont trouver... c'est une légende que personne n'a jamais racontée. Dans leurs sacs, caméras, rations, fusées éclairantes, GPS. Dans leur cœur, un mélange d'excitation et d'inconscience. — « On va savoir ce qui s'est vraiment passé là-bas », dit Marc, regardant une vieille photo d'un bâtiment effondré du parc. — « Et si quelque chose est resté en vie... on l'enregistrera. » Le soleil se couche lentement sur le port désert où leur bateau les attend. Dans le ciel, un vent étrange se lève. Comme si l'île elle-même retenait son souffle. Demain, ils poseront le pied sur Isla Nublar. Demain, ils réveilleront ce qui n'aurait jamais dû l'être.
  2. #2La coque du bateau fendait les vagues dans un grondement sourd, résonnant comme un avertissement funeste. Loin de toute civilisation, entourés d'un océan vaste et impassible, les quatre garçons scrutaient l'horizon, l'estomac noué. Puis, émergeant des brumes marines, elle apparut : Isla Nublar. Un pic de roche verdoyante surgissant des flots, couronné de nuages sombres. La jungle épaisse semblait avaler la lumière, et malgré la chaleur tropicale, un frisson glacial parcourut l'échine de Léo. — « C'est plus...sinistre que ce à quoi je m'attendais », murmura-t-il. — « C'est parfait », répondit Marc, les yeux rivés sur la côte. « On filme tout dès qu'on touche terre. » Le vieux marin qui les avait amenés ne prononça pas un mot en accostant. Juste un regard, lourd de mise en garde. Il leur fit signe de descendre, recula le bateau lentement...et disparut. Le sable craquait sous leurs bottes. Les palmiers, démesurément hauts, oscillaient lentement. Aucun bruit, pas même un oiseau. Juste le vent, et le bourdonnement lointain de la jungle. — « D'après la carte, on est au nord-ouest », dit Julien, dépliant une ancienne image satellite. « Si on suit cette rivière, on devrait atteindre les anciens bâtiments administratifs avant la tombée de la nuit. » Ils s'enfoncèrent dans la végétation, chacun en alerte. La chaleur était moite, presque oppressante. Le silence n'était pas normal. Même Thomas, d'habitude bavard, gardait la bouche fermée. Au bout d'une heure de marche, ils tombèrent sur une clôture défoncée. Rouillée, envahie par la mousse. Une vieille pancarte pendait, tordue : "ATTENTION : ZONE DE CONFINEMENT". — « C'est l'un des enclos du parc », dit Marc. Il s'approcha, caméras en main. « Regardez ces marques...griffures. » Des entailles profondes rongeaient le métal, comme si quelque chose avait forcé de l'intérieur. De l'autre côté de la clôture, des os blanchis émergeaient du sol. — « Ça date pas d'hier », souffla Léo. — « Ouais, mais c'est pas tombé tout seul non plus », ajouta Thomas, plus pâle que jamais. Plus loin, ils atteignirent un sentier bétonné, envahi de racines. Des morceaux de structures apparaissaient sous la végétation : tours d'observation effondrées, rails de transport à moitié avalés par la terre. La jungle reprenait ses droits. Julien s'arrêta, pointant son objectif vers une flaque étrange. — « Ça...c'est pas de l'eau. » Un liquide noirâtre, visqueux, tachait le sol. Et au centre...une empreinte. Trois doigts. Des griffes. Nettement plus large qu'un pied humain. Le silence se brisa alors. Un cri. Lointain. Pas un cri d'animal. Pas un cri humain non plus. Un son bestial, rauque, affamé. Quelque chose...entre les deux. Ils se figèrent. Le vent s'arrêta. Et d'un coup, la jungle sembla les regarder. — « On monte le camp ici », dit Marc. « On ne peut pas continuer dans l'obscurité. » — « Tu plaisantes ? Tu veux dormir là ?! » s'écria Léo. Mais personne ne proposa d'alternative. Alors, ils installèrent leurs tentes à l'abri des arbres, allumèrent un feu discret, et mangèrent en silence. Au-dessus d'eux, la nuit tomba comme un rideau. Les ombres s'épaissirent. Les murmures de la forêt se firent plus vifs. Quelque chose les suivait. Quelque chose qui n'avait pas oublié ce qu'était un chasseur. Et dans les ruines encore plus profondes de l'île...un code venait d'être activé. Quelqu'un...ou quelque chose...ouvrait les yeux.
Art Style: Dark Fantasy
Color Mode: Black & White
Panels: 2
Created: