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Panel prompts:
  1. #1​Au palais impérial, l’ambiance était à l’opposé. Pas de vent, pas de soleil. Un silence de mort, lourd et contenu, figeait les couloirs. Une femme élégante traversa les rangs de gardes immobiles. Sa prestance et son calme étaient hors du commun. Sa cape rouge, frappée de l'emblème des maréchaux, claquait à chacun de ses pas. Elle poussa les lourdes portes de la salle du trône. — Bonsoir, Votre Majesté. L’Empereur, assis sur son immense siège d'or, leva à peine les yeux vers elle. — Que viens-tu faire ici, Maki ? — L'heure est critique, Votre Majesté, dit-elle sans perdre son sang-froid de diplomate. Mes éclaireurs rapportent qu'une rumeur se répand comme une traînée de poudre dans les contrées lointaines. — Quelle rumeur ? cracha l’Empereur, agacé. — « L'héritier est revenu pour son trône. » Un de vos chiens a été abattu à Kuza par l'héritier des Saionjori. L’Empereur se leva d’un bond, le visage décomposé par l'anxiété. Il descendit les marches du trône à la hâte, s'approchant de Maki. — Je vois... Je croyais avoir encore du temps... Laisse-moi réfléchir. Va-t'en. — À vos ordres, Votre Majesté, répondit Maki avec un sourire imperceptible. ​Elle tourna les talons, quitta la salle et s’engouffra dans le quartier général des Maréchaux. Dans la pénombre de la pièce, un homme âgé l'attendait. Son visage, marqué par les cicatrices, racontait l'histoire sanglante de l'Empire. — C'est toi, Maki. Sa voix était imposante. Alors comment le souverain a réagi ? — Comme attendu, Neros. Alors que faisons-nous ? — Maki, Sais-tu pourquoi les montagnes survivent aux tempêtes ? — Non mais tu vas me le dire. Il afficha un léger sourire. — Parcequ'elles ne bougent pas . Il bougea un pion de l'échiquier devant lui et captura le roi. — Le roi tremble, le cœur et le Saionjori agissent et nous , nous observons. Il regarda la capitale.
  2. #2Le monde semblait s'écrouler sous mes pieds. C'était le coup de trop. Je ne voulais pas y croire. Je le refusais de toutes mes forces. ​Aki se tenait devant moi, pétrifié, le corps secoué de tremblements. À ses côtés, cette nonne affichait un sourire terriblement insupportable, savourant ma détresse. Elle brisa enfin ce silence pesant d'une voix feutrée : ​— Jeune Tsurugi, permets-moi de me présenter. Je suis Toga Kugutsu, du clan des Marionnettistes. ​Elle ancra ses yeux sombres dans les miens, guettant la moindre réaction. ​— Je vois que mon nom ne te dit rien. Bien, passons. ​Elle leva une main blafarde et effleura le visage d'Aki, ses longs ongles glissant sur sa joue comme si tout son être lui appartenait désormais. ​— Je vous ai observés. Tu considères ce garçon comme ton petit frère... mais en réalité, vous n'avez jamais appartenu au même monde. ​— Qu'est-ce que tu veux dire ? répliquai-je, les dents serrées. ​Elle agita ses doigts, faisant pulser ses filaments rouges. Elle prenait un plaisir sadique à orchestrer cette scène. ​— Tu es une lame, Kaën. Et lui... n'est rien. ​Ces mots résonnèrent dans le mausolée comme un glas funèbre. Une vérité froide. Tranchante. ​— Sais-tu seulement ce que c'est d'être un Sans-Lame dans un monde où l'acier définit la valeur d'une existence ? Évidemment que non. Ce garçon vit ce calvaire depuis sa naissance. ​Ses paroles s'enfoncèrent en moi. Je ne m'étais jamais réellement posé la question. Je n'avais jamais creusé plus loin que son sourire. En restant aveugle à sa réalité, avais-je été un piètre grand frère ? ​— Humiliation, moqueries, oppression, rejet social… Voilà quel a été son unique partage depuis qu'il est venu au monde, continua Kugutsu, sa voix se faisant plus mielleuse. Il ramasse la crasse à l'académie pendant que tu arbores fièrement le prestigieux uniforme du Lotus Écarlate. ​D'un coup de poignet sec, elle tendit ses fils. Dans un crépitement d'énergie sombre, une lame d'acier noir se matérialisa directement dans la main tremblante d'Aki. ​— Je lui ai simplement offert ce qu'il désirait le plus au monde : une identité. ​Elle se glissa juste derrière lui, murmurant à son oreille comme un démon : ​— Mon petit Tsubaki... cette lame sera définitivement tienne. Mais avant, tu sais ce qu'il te reste à faire. Ta cible est juste devant toi. ​Un silence de plomb retomba sur le Monument de Kres. Kugutsu recula de quelques pas dans la pénombre, croisant les bras, nous laissant seuls au centre de la pièce. ​J'étais face à Aki. Il gardait la tête basse, ses larmes s'écrasant sur le sol de pierre. Je le regardais, submergé par une culpabilité dévorante. Je ne l'avais jamais compris. J'avais été d'une naïveté crasse en m'imaginant que mon affection suffirait à guérir sa blessure. Si seulement j'avais été plus attentif... ​— Grand frère... ​Sa voix brisa le silence, basse, étouffée par les sanglots. ​— Ce qu'a dit Dame Kugutsu... c'est la vérité. ​Chacun de ses mots me frappait en plein torse. Il poursuivit, le corps secoué de spasmes : ​— Elle m'a proposé cette lame en échange de ta vie. Au début, j'ai refusé. Tu es la toute première personne à m'avoir regardé et traité comme un être humain... ​Les larmes coulaient de plus en plus vite sur son visage pâle. Il souffrait le martyre, et j'étais là, cloué au sol par mes blessures cellulaires, incapable du moindre geste pour le sauver de lui-même. ​— Mais j'ai fini par accepter, lâcha-t-il dans un murmure déchirant. Quand je vous ai vus combattre... quand j'ai entendu la capitale t'acclamer pendant le tournoi... Je me suis rendu compte à quel point je voulais ça, moi aussi. J'étais si près de toi, et pourtant si loin. ​Il s'arrêta net. L'émotion dans la pièce était devenue presque palpable, suffocante. Kugutsu buvait ses paroles, excitée par le spectacle de ce gamin brisé. Mais le coupable, ce n'était pas elle. Elle avait juste exploité la faille que j'avais laissée béante. ​— Grand frère... je t'aime. Mais je nous aime plus. ​Je pris une lo
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Manga Story #543 - AI Manga | Mangii | Mangii